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Reprézentan’: trouver son courage dans l’action au Congrès du travail canadien
CMG  •   1 June 2008

C’était ma première fois à un congrès du CTC. J’étais très impressionnée par le grand nombre de participants présents dans la salle et par l’efficacité de l’organisation. Il y a une certaine énergie qui se dégage de 1 800 personnes qui luttent pour la même cause. En tant que délégués de la GCM, nous avons été très bien traités. Nous formions un petit groupe et les Métallos ont été très accueillants avec nous.

Je ne suis pas allée au congrès avec l’idée de présenter ma candidature à un poste au sein du CTC. J’ai d’abord été inspirée par l’événement qui portait sur les droits de la personne lors de la première soirée. Le lendemain soir, il y a eu le rassemblement pour le KI-6, ces membres des Premières nations qui ont été arrêtés dans le Nord de l’Ontario car ils tentaient de protéger leurs terres des compagnies minières. À mon arrivée, les organisateurs faisaient entendre un message de Robert Lovelace, un militant autochtone et un professeur d’université, qui est en prison pour avoir contester l’exploitation minière de l’uranium sur des terres ancestrales à Sharbot Lake, près de Kingston, en Ontario.

« Sans actions, le courage n’a pas de place où exister, » a dit M. Lovelace.

Je crois qu’on peut aussi dire que sans courage, il ne peut y avoir d’actions.

La journée suivante, j’ai appris qu’il y avait un siège disponible au comité exécutif du CTC pour le poste de vice-président aux affaires autochtones. C’est à ce moment que j’ai senti que je pouvais passer à l’action et ainsi faire une différence. J’ai donc décidé de me présenter même si je ne savais absolument rien au sujet du processus.

Aussitôt que j’ai ouvert la bouche pour exprimer mon intention aux autres délégués de la GCM (Lise Lareau, Scott Edmonds et Harry Mesh), ils ont bondi et ils ont organisé une campagne. Ils m’ont aidé à préparer une brochure dans laquelle j’élaborais mes prises de position et dans laquelle on retrouvait la liste des gens qui appuyaient ma candidature. Ils m’ont aussi suggéré d’aborder les Métallos afin de recevoir leur appui et de m’assurer que ce syndicat ne présentait pas de candidat.

Il s’avère que les Métallos avaient un candidat qui s’appelait Darren Patrick mais le syndicat ne s’opposait pas du tout à ma candidature. J’ai aussi appris que quelqu’un du SCFP posait aussi sa candidature, mais j’ignorais son nom. Il y avait en fait deux postes disponibles, soit le poste de vice-président et celui de suppléant.

Il y avait ce soir-là un forum des dirigeants du caucus autochtone. Ce caucus est composé des délégués autochtones qui assistaient au congrès du CTC. Nous étions une quinzaine dans une salle. J’ai pris la parole en premier, Patrick en deuxième et la candidate du SCFP, Joanne Webb, a parlé la dernière. Patrick et Joanne m’ont beaucoup impressionné. Ils sont très expérimentés et ils sont très engagés.

À la suite de nos allocutions, le caucus a participé à un cercle de partage. Tout le monde était debout en cercle et nous nous tenions la main. Chaque personne a pu s’exprimer librement. On nous a ensuite annoncé que l’élection se tiendrait le jour suivant et qu’elle serait décidée par consensus.

Cependant, au début de la rencontre de la journée suivante, des dirigeants du CTC nous ont dit que les postes de vice-président et celui de suppléant devaient faire l’objet d’un vote de la part des membres du caucus. Après en avoir discuté au sein du caucus, nous avons décidé que les trois candidats allaient en parler entre eux et qu’il y aurait un vote seulement s’ils n’arrivaient pas à décider qui allait remplir les deux postes.

Les membres du caucus ont quitté la salle et nous nous sommes retrouvés à trois pour trouver un terrain d’entente. Après une brève discussion, nous avons choisi comme vice-président Darren et comme suppléante Joanne.

J’ai vraiment senti que c’était un privilège d’être le seul caucus qui pouvait choisir ses représentants par voie de consensus. C’est quelque chose auquel je tenais beaucoup et je ne voyais pas de place pour un compromis sur cette question. Je suis très contente de nos choix et je crois que tout le monde du caucus l’est aussi. De plus, il est question que le CTC change le mode de scrutin en vue du choix du vice-président aux affaires autochtones pour que le processus reflète mieux notre culture, ce qui veut dire une sélection par consensus.

J’ai donné mon plein appui à Darren et Joanne. Ils ont reçu mon assurance que je ferai tout en mon pouvoir pour les aider à remplir leurs nouvelles tâches avec succès. Nous avons élaboré une liste de contacts des membres du caucus et nous communiquons ensemble afin de partager nos réussites au sein du syndicat.

Nous nous sommes également engagés à amener avec nous dans trois ans un plus grand nombre de nos frères et sœurs autochtones au sein du CTC dans le but de développer des dirigeants syndicaux autochtones. Je crois que la communauté autochtone sera dans les années à venir une force majeure au sein du mouvement syndical car il est le groupe le plus jeune et le plus en croissance de toute la population canadienne. Un syndicat nous offre la stabilité et des salaires respectables. Je veux que les membres de ma communauté sachent que les syndicats seront là pour nous comme pour tout autre travailleur.

Pam Petrin est la vice-présidente de l’exécutif local de la Guilde à Edmonton et elle est réalisatrice à la CBC.

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