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Voici quelques conseils pour les professionnels de l'information –
et syndiqué(e)s – lorsqu'ils ont à couvrir des événements qui se
déroulent dans des lieux de travail en grève ou en lock-out :
• Les journalistes et caméramans se doivent de demeurer neutres et
impartiaux en tout temps. Il n'est donc pas question de refuser de
couvrir un événement qui se déroule dans un lieu de travail en grève
ou en lock-out.
• Cette couverture doit toutefois se faire dans le respect des
personnes visées par le conflit de travail. On peut par exemple, ne
pas franchir les piquets de grève et fixer des interviews à
l'extérieur du lieu où se déroule le conflit.
• S'il faut absolument couvrir un événement à l'intérieur du lieu en
grève, il est conseillé de parler aux directeurs du piquet de grève
avant d'entrer, et de respecter le temps d'attente fixé si tel est
le cas.
• Soyez circonspect dans vos commentaires à l'antenne. Les grévistes
ou cadenassés peuvent ne pas apprécier entendre un journaliste
indiquer qu'il va aller dans le lieu de travail en grève ou en
lock-out. Le public a le droit à l'information sur ce qui se passe
dans ce lieu de travail en grève, et on peut tout simplement
indiquer aux auditeurs ou téléspectateurs qu'on va se renseigner sur
cet événement afin de pouvoir en rendre compte, sans nécessairement
dire qu'on va y aller physiquement.
• Il est également correct d'indiquer dans son topo ou reportage que
l'événement se déroule dans un lieu qui est frappé d'une grève et un
lock-out, afin de laisser le choix à l'auditeur et au téléspectateur
de décider s'il va y aller ou non.
Enfin, nous encourageons les membres de la Guilde qui ont des
hésitations ou des questions à ce sujet à en parler à un membre de
leur comité local ou à téléphoner au bureau national au
1-800-465-4149 (à Toronto, 416-591-5333).
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