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Une ancienne journaliste salue le rôle du syndicat dans l’industrie des medias
GCM  •   1 juin 2006

Pour moi, les syndicats sont comme le cricket, c’est-à-dire un mystère. Au moment où vous pensez finalement comprendre le jeu, tout devient soudainement très confus. C’est la première fois de ma vie que j’occupe un poste syndiqué. J’étais donc très excitée à l’idée d’accompagner mon époux, Arra Aravindham, qui est directeur des petites sous-sections de la GCM, au congrès du mois d’avril à Calgary. J’ai moi-même travaillé plus de 6 ans comme journaliste en Asie et j’ai bien apprécié ce que j’ai vu au congrès : une organisation qui travaille pour que chaque individu à l’emploi d’un média soit traité de façon juste et équitable par son employeur.

Les journalistes détiennent un certain pouvoir. Ils ont la capacité de glorifier ou de démolir un individu, une organisation ou un gouvernement, s’ils décident de le faire. Lors du congrès, je les observais dans leur démarche pour s’améliorer. Toutes les personnes que j’ai rencontrées étaient dévouées et motivées à accomplir des tâches qui allaient bénéficier à long terme tous les employés. C’était d’autant plus encourageant que la Guilde représente plus que des journalistes. Il y avait des travailleurs de tous les secteurs d’une organisation médiatique. J’étais très inspirée. Pendant un bref moment, j’ai eu l’envie de me retrouver dans une salle de nouvelles pour couvrir l’histoire du jour.

Il existe partout dans le monde des organisations qui veillent aux intérêts des journalistes. Mais c’est tout ce qu’ils font. Rares sont les organisations qui abordent avec la direction les questions d’argent et d’avantages sociaux. Dans la plupart des régions du monde, les journalistes luttent pour la liberté de la presse. Lorsqu’ils arrivent à obtenir cette liberté, ils doivent ensuite lutter pour garder leur emploi. À Calgary, j’ai vu un groupe de travailleurs qui ont la chance de s’exprimer et qui jouissent de l’existence d’un syndicat qui négocie en leur faveur des conventions collectives qui les protège. La seule chose que ces gens ont à faire est de s’exprimer et de se faire entendre. Pas trop difficile pour un journaliste, n’est-ce pas ?

Sur ce, j’aimerais remercier la Guilde canadienne des médias de m’avoir donner l’occasion d’observer un rassemblement enthousiaste de gens inspirants. J’espère que vous ne perdrez jamais cet esprit qui vous fait travailler à l’amélioration constante des conditions de travail de tous les gens dans les médias.

Shantha Karthigesu est membre du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO). Elle travaille à l’Institut des technologies du Collège Humber à Toronto.

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