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Demandez à Jean…
GCM  •   9 janvier 2008

Chère Jean: Alors que j’étais encore en vacance la semaine dernière, j’ai reçu un appel de mon patron qui me demandait de rentrer au travail. Est-ce que j’ai droit à une compensation additionnelle? Je ne trouve rien à ce sujet dans la convention collective.

On m’a posé cette question très, très souvent au cours des derniers mois. Pour être bref, vous n’avez pas droit à une prime au-delà de votre salaire régulier si vous consentez à travailler pendant vos vacances.

À la Guilde, nous croyons que votre employeur ne peut rien exiger de votre part lors de vos vacances annuelles. Les employés doivent faire preuve d’un peu de souplesse lorsque vient le temps de choisir leur temps de vacances. Mais une fois en vacances, votre employeur ne peut pas vous forcer à rentrer au travail. Votre employeur peut vous demander de rentrer au travail lors de circonstances exceptionnelles, mais vous n’êtes pas du tout obligé d’accepter de rentrer au travail, tout comme vous n’êtes pas obligé de prendre son appel téléphonique. Si un événement important se produit et que vous décidez de rentrer au travail, assurez-vous de bien faire comprendre à votre superviseur que vous lui rendez un très grand service car vous avez un grand cœur. Ne le laissez pas oublier ce service.

Nos membres se demandent pourquoi il n’existe pas une pénalité, comme celle qui prévoit être payé une fois et demi son tarif horaire lorsqu’on vous demande de travailler pendant un jour de congé. La raison est bien simple. On ne veut pas donner la permission au patron de vous appeler pendant vos vacances. Nous avons découvert qu’une pénalité financière est beaucoup plus une invitation à ce type d’agissement qu’une restriction.

Voici un exemple : avant que trois conventions collectives soient fondues en une lors de la dernière ronde de négociations à Radio-Canada, l’entente d’un groupe interdisait formellement d’affecter un employé avant que 12 heures s’écoulent entre ses deux quarts de travail. Pour un autre groupe d’employés, cette période n’était que de 8 heures.

La clause qui est présentement en vigueur permet maintenant à la Société d’affecter un employé même si moins de 12 heures se sont écoulés entre ces deux quarts de travail. Il existe cependant une pénalité monétaire si ça se produit. Les employés, qui jouissaient d’une simple interdiction de travailler si 12 heures ne s’étaient pas écoulés entre leurs deux quarts de travail, se voient maintenant rappeler au travail 10 ou 11 heures après la fin de leur quart précédent. La règle du 12 heures entre deux quarts de travail a été mise au rancart. Ces employés font effectivement un peu plus d’argent mais au prix de leur temps de repos et de leur qualité de vie.

Nous voulons empêcher que votre superviseur vous appelle pendant que vous êtes sur une plage en Australie ou en visite dans votre famille à Singapour pour vous dire que vous avez deux jours pour revenir au travail mais que vous serez payés une fois et demi votre taux horaire au lieu de profiter du reste de vos vacances.

Jean Broughton est la coordonnatrice des services syndicaux de la Guilde. Vous pouvez entrer en contact avec elle à l’adresse suivante : jean@cmg.ca ou en appelant au 416 591-5333 ou 1 800 465-4149.

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