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Voici le nouveau comité exécutif national de la Guilde, 2e partie
GCM  •   1 mars 2008

La récente élection du Comité exécutif national (CÉN) de la Guilde a ramené sur le comité des visages familiers tout en accueillant un nouveau groupe d’employés des médias qui sont prêts à défendre les intérêts de leurs collègues et à faire fonctionner le syndicat. Ils ont entamé leur mandat de 3 ans le 1er janvier. Apprenez à connaître huit membres du Comité exécutif national. Cliquez ici pour lire la première partie.

Lise Lareau, présidente nationale de la GCM
Quand vous êtes-vous engagée dans les affaires syndicales et pourquoi ? Au début des années 1980, lorsque nous vivions un autre changement technologique, où nous sommes passés du film à la vidéo. Je travaillais à la station de télévision de la CBC à Toronto avec une équipe exceptionnelle de journalistes, de caméraman, de réalisateurs et de monteurs. Pour une multitude de raisons, les caméramans qui utilisaient du film n’avaient pas accès aux emplois en vidéo et la direction s’apprêtait à leur montrer la porte. J’étais jeune et je ne connaissais rien aux affaires syndicales, mais j’avais conscience de l’injustice de la situation. Je suis devenue leur porte-parole informel car, à l’époque, nous n’étions même pas dans le même syndicat. En résumé, mes collègues ont obtenu des postes permanents. J’étais très satisfaite du dénouement car finalement il s’agissait d’une reconnaissance de leur statut à la suite de plusieurs années « d’embauches au jour le jour » pour ces travailleurs de première ligne qui méritaient un peu de sécurité et de stabilité après des décennies à filmer des écrasements d’avions, des guerres, des élections et des désastres pour la CBC.

Quelle est votre priorité lors de ce mandat de 3 ans? Que la GCM soit efficace et intelligente lorsqu’il s’agit d’aider ses membres à composer, par exemples, avec les nouvelles pressions créées par l’arrivée des technologies numériques et les questions de charge de travail. Personne n’a de solutions magiques à toutes ces questions, mais ce que je veux éviter, c’est de voir des gens démoralisés et sans pouvoir. Il faut créer des forums pour discuter des questions professionnelles qui touchent à la qualité journalistique et de la programmation. Je veux aussi trouver un moyen efficace de dispenser au moment propice de l’aide et des services aux membres qui en ont besoin ou de leur donner une formation qui leur permettrait de s’aider eux-mêmes. C’est une des façons de rendre le syndicat pertinent pour les membres lorsqu’il n’y a pas de crise au travail. Ensuite il y a les questions plus terre-à-terre comme équilibrer le budget ainsi que m’assurer que le syndicat reste en mesure d’être de tous les combats importants qui feront avancer ses intérêts. De plus, je veux attirer des nouveaux dirigeants et employés syndicaux qui reflèteront mieux la diversité de nos membres et ainsi laisser le syndicat entre bonnes mains dans l’avenir.

Quelle est la tâche la plus importante du CEN?
D’agir à titre de lieu d’échange pour toutes les sous-sections du syndicat. C’est une occasion pour les dirigeants de CBC/Radio-Canada, de La Presse canadienne, de Reuters, de TFO, d’APTN, de S-Vox et de CW Televison (anciennement Alliance Atlantis) d’entrer en contact et d’échanger. Ces rencontres permettent de percevoir le syndicat dans sa globalité et de travailler aux intérêts de tous. C’est une chance de prendre du recul par rapport à nos propres milieux de travail, de remettre les choses en contexte, de relever les similitudes et les différences parmi les employeurs du domaine des médias et ainsi prendre les bonnes décisions pour que le syndicat fonctionne bien dans tous les lieux de travail. C’est un endroit où des dirigeants syndicaux peuvent peaufiner leurs aptitudes. De plus, j’aime croire que de très bonnes idées peuvent surgir à la suite d’une bonne dose de discussions et de débats.

Barbara Saxberg, directrice de l’éducation et membre du CEN
Quand vous êtes-vous engagée dans les affaires syndicales et pourquoi ? Je me suis engagée vers le milieu des années 1990 lorsque, comme beaucoup d’autres, je me suis sentie traitée injustement par la direction. J’ai été parmi les premiers, à Toronto, à signaler des microtraumatismes répétés. À l’époque, il y avait très peu de renseignements au sujet de cette maladie et, au début, la direction était peu portée à reconnaître qu’il s’agissait d’une question sérieuse et réelle. Je voulais m’assurer que personne d’autre ne vive mes expériences et c’est pour cela que je me suis engagée. L’instant d’après, je me suis retrouvée au centre de l’activité syndicale et me voici.

Quelle est votre priorité lors de ce mandat de 3 ans ? En tant que directrice de l’éducation, j’aimerais élargir notre programme d’enseignement ainsi que l’accès de nos membres à la formation. J’aimerais également me concentrer sur notre plan de relève. Nous avons besoin davantage de formateurs membres capables de rédiger le matériel pour les cours, et nous devons commencer à former des gens qui s’intéressent à poursuivre le travail de formation. J’espère aussi pouvoir offrir la formation à chaque échelon du syndicat, aux niveaux national et international ainsi que local.

Quelle est la chose la plus importante dans le dossier de l’éducation ? Les membres bien formés ne craignent pas défendre leurs droits. Il est de mon devoir d’assurer qu’ils le sont. La formation au sujet des droits, des stratégies pour aborder la direction et pour résoudre les problèmes de façon positive, donne aux gens les outils dont ils ont besoin dans leur lieu de travail et nous rend tous plus forts.

Jerome Skeete, directeur des petites sous-sections et membre du CEN
Quand vous êtes-vous engagé dans les affaires syndicales et pourquoi ? J’ai toujours voulu m’engager. Je crois qu’il est important de donner une voix aux travailleurs et de leur offrir un moyen de faire des suggestions et d’améliorer les conditions de travail dans notre industrie. Lorsque la possibilité de devenir directeur des petites sous-sections s’est présentée à moi, j’ai vu une excellente occasion de me lancer et d’acquérir une perspective d’ensemble de la GCM. J’ai bien hâte d’avoir une plus profonde compréhension des questions et des défis auxquels font face tous les membres de la Guilde.

Quelle est votre priorité lors de ce mandat de 3 ans? D’ouvrir des voies de communication. Il est important de recevoir et de régler les questions soulevées par nos membres le plus vite possible. Donc, mon objectif premier est de mettre sur pied un système qui permettrait de prendre rapidement le pouls des membres et d’établir un processus qui amènerait rapidement les questions qui affectent les membres directement au CEN.

Quelle est la chose la plus importante dans le dossier des petites sous-sections ? De mettre les préoccupations de nos membres à l’avant-scène. Si je comprends bien la situation, il y aurait une sous-représentation des plus petites sous-sections. Je crois sincèrement que toute problématique, qu’elle soit vécue par la majorité ou la minorité, est de la plus grande importance pour l’ensemble des membres.

Don Genova, président de la sous-section des pigistes et membre du CEN
Quand vous êtes-vous engagé dans les affaires syndicales et pourquoi ? Mon engagement syndical remonte à l’époque de mes années d’étudiant alors que je travaillais l’été pour la compagnie Ford. J’étais alors membre des Travailleurs canadiens de l’auto. Lorsque j’ai commencé à la CBC à Prince Rupert en 1988 à titre d’annonceur/technicien, il était nécessaire de s’engager dans les affaires syndicales car nous étions une toute petite unité qui se faisait intimider par la direction. Lorsque je suis déménagé à Edmonton comme réalisateur à contrat avec l’Association nationale des réalisateurs radio, je me suis engagé à nouveau car notre convention collective laissait à désirer comparativement à celle de nos collègues et nous avions à lutter pour obtenir une meilleure représentation de nos membres (nous sommes éventuellement devenus membres de la Guilde). Je me suis impliqué dans la sous-section des pigistes au moment de sa création vers la fin des années 1990, car les pigistes ont vraiment besoin d’une voix étant donné que leur réalité professionnelle est très mal comprise.

Quelle est votre priorité lors de ce mandat de 3 ans? De continuer à sensibiliser les pigistes et les gens qui les embauchent à leurs droits et d’essayer de faire augmenter leur tarif afin de recevoir un salaire équitable.

Quelle est la tâche la plus importante du CEN? Le CEN agit comme une voie de communication des sous-sections au syndicat et il procure une vue d’ensemble de l’organisation et il assure le respect de ses valeurs.

Marc-Philippe Laurin, président de la sous-section Radio-Canada et membre du CEN
Quand vous êtes-vous engagé dans les affaires syndicales et pourquoi ? À la suite de la grève de NABET en 1981. Au début, je me suis engagé comme représentant à la radio. Je voulais comprendre le processus de prise de décision et déterminer pourquoi nous avions vécu un conflit de travail. La ronde de mises à pied du milieu des années 1980 est l’époque où j’ai assumé un rôle plus important au niveau local.

Quelle est votre priorité lors de ce mandat de 3 ans? Je veux que Radio-Canada reconnaisse que la GCM est son allié le plus important dans la lutte pour la survie de notre radiodiffuseur public. Au cours des 10 dernières années, les querelles incessantes entre la Guilde et la direction a grugé tout sentiment de confiance et de bonne entente entre les deux parties. Depuis le conflit de travail de 2005, la relation avec la haute direction n’a fait que se détériorer. Le comité exécutif de la sous-section est très préoccupé par l’état actuel de la situation. Il reste maintenant moins de 15 mois avant la prochaine ronde de négociations. J’ai appris avec bonheur que la direction aussi était très préoccupée par la situation. Il y a plein de dossiers en suspens et il faut que les deux parties trouvent le moyen de mieux fonctionner ensemble. Si les deux parties ne font pas un effort sincère, ça augure mal pour les négociations de 2009. Il s’agit de la priorité la plus importante. Le radiodiffuseur public est une institution et nos membres méritent ce qu’il y a de mieux. Par la suite, le comité exécutif de la sous-section devra réviser sa propre structure et voir s’il serait nécessaire d’apporter des changements afin d’augmenter son efficacité. Nous avons tous reconnu qu’il existe des chevauchements dans certains domaines. Notre rôle et notre but est de mieux desservir les unités locales et leur procurer le meilleur appui possible. Pour cela, il faut établir un lien avec elles et le maintenir afin de connaître leur besoin et réagir en conséquence.

Quelle est la tâche la plus importante du CEN? À part jouer un rôle administratif important, le CEN est le lien entre toutes les sous-sections de la GCM. Il permet aux différents organes du syndicat d’échanger de l’information qui touche la vie de leurs membres respectifs. Le CEN mène les campagnes nationales. J’ai beaucoup appris du travail accompli par la GCM chez d’autres employeurs. Ces connaissances préparent mieux les membres de l’exécutif de Radio-Canada qui font partie de l’exécutif.

Ralph Legare, trésorier de la sous-section de Radio-Canada et membre du CEN
Quand vous êtes-vous engagé dans les affaires syndicales et pourquoi ? Je me suis engagé en 1975. Je suis devenu malade et mon superviseur m’encourageait fortement à démissionner. Lorsque je lui ai dit que j’allais vérifier quoi faire avec mon syndicat, il a complètement changé d’avis et m’a dit de prendre tout le temps que j’avais besoin.

Quelle est votre priorité lors de ce mandat de 3 ans?
De m’assurer que la GCM est mobilisée et prête en cas d’un éventuel conflit de travail.

Quelle est la tâche la plus importante du CEN?
S’assurer qu’il y a assez de ressources pour faire respecter nos conventions collectives.

Allan McKay, président de la sous-section APTN et membre du CEN
Quand vous êtes-vous engagé dans les affaires syndicales et pourquoi ? Pendant la campagne pour syndiquer les employés des nouvelles et des affaires publiques à l’APTN. Je suppose que l’idée de se syndiquer est venue du fait que je ne faisais pas trop confiance à la direction. De plus, je sentais qu’il manquait quelque chose de concret entre la direction et ses employés.

Quelle est votre priorité lors de ce mandat de 3 ans? Améliorer les relations entre la direction et le syndicat en plus de mieux faire connaître le syndicat aux membres.

Quelle est la tâche la plus importante du CEN? Je crois que faire partie du CEN est un défi qui ne devrait pas être pris à la légère. Les décisions prises par ce comité ont de sérieuses répercussions sur chaque membre du syndicat. Je crois que chaque membre qui y siège doit être conscient de cette réalité.

Masaaba Mwambu, président de la sous-section CW Television et membre du CEN
Quand vous êtes-vous engagé dans les affaires syndicales et pourquoi ? Je me suis engagé juste avant le vote d’accréditation à Alliance Atlantis (maintenant connu sous le nom de CW Television). Lorsque j’assistais à des réunions, j’ai réalisé que je pouvais contribuer en fonction des objectifs des membres.

Quelle est votre priorité lors de ce mandat de 3 ans? Maintenant que nous avons une première convention collective, le but principal est la formation et la sensibilisation des membres, un plus grand engagement de leur part et le développement de la sous-section.

Quelle est la tâche la plus importante du CEN? Le CEN assure la collaboration et la cohésion au sein de l’organisation. Il aide à prendre des décisions en fonction des besoins des membres et des défis propres à l’industrie dans laquelle nous travaillons.

Roger Ward, vice-président de la sous-section de La Presse Canadienne et membre du CEN
Quand vous êtes-vous engagé dans les affaires syndicales et pourquoi ? Je me suis engagé dans la Guilde en 1984 à la suite de mon embauche à ce qui était appelé à l’époque NTR. Le président local de l’époque m’avait demandé si j’étais intéressé à devenir représentant syndical. Je ne connaissais rien au travail d’un syndicat, mais j’ai accepté et j’ai appris grâce à l’aide de mes collègues. Quelques années plus tard, je suis devenu vice-président de mon unité locale. J’ai pris une pause du travail syndical pendant un certain temps, mais j’ai repris le collier vers la fin des années 1990 alors que j’ai siégé à deux reprises sur un comité de négociations. Ensuite, je me suis présenté comme président de l’unité locale. Je viens de terminer mon deuxième mandat à titre de président torontois, mais j’ai quitté pour devenir le nouveau vice-président de la sous-section.

Quelle sera votre priorité lors de ce mandat de 3 ans? Apprendre le plus possible au sujet du fonctionnement du CEN. Ensuite, je voudrais faire ma part afin d’aider le comité à desservir toutes les sous-sections en portant une attention particulière aux plus petites pour m’assurer qu’elles ne seront pas négligées. J’aimerais aussi encourager les membres à mieux se connaître pour que les travailleurs deviennent plus conscients de l’ensemble du syndicat. Présentement, il serait bon que les membres de la sous-section profitent des cours de formation, qu’ils assistent au congrès et ainsi de suite.

Quelle est la tâche la plus importante du CEN? En plus de son rôle financier, le CEN devrait trouver des façons de mieux faire connaître ce syndicat contemporain et progressiste. Je crois que la GCM peut contribuer énormément au mouvement syndical canadien. Elle peut aussi aider les employés des médias qui n’ont pas de représentation syndicale. Je suis particulièrement encouragé par des choses comme nos assises dans les entreprises privées et parmi les pigistes. Il serait intéressant de développer davantage ces composantes de notre syndicat.

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