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Catherine Basaraba, membre de la Guilde a participé au congrès du FPJQ à Saint-Sauveur, au Québec
GCM  •   19 décembre 2012
Catherine Basaraba

Catherine Basaraba

 

 

 

J’ai participé au congrès de la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec (FPJQ) la fin de semaine du 16 au 18 novembre 2012. Le congrès comportait deux composantes clés : l’assemblée générale annuelle et les élections de la Fédération; et des occasions éducatives et de réseautage à l’intention des participants. Deux journées étaient consacrées aux ateliers formels  et à de nombreuses activités sociales parrainées. La dernière journée était réservée à l’assembée générale annuelle.

Les ateliers

Le premier jour, les participants avaient le choix parmi sept  ateliers. J’en ai choisi deux particulièrement intéressants : “Photojournalisme : entre composition et information” offerte par Caroline Hayeur, professeure et correspondante à l’étranger qui a passé les dernières années au Moyen-Orient. Caroline a abordé divers aspects de la photographie :  la manière dont fonctionne un appareil photo, comment choisir l’équipement, comment planifier une séance photo difficile, la lumière, et le contact respecteux avec d’autres cultures et coutumes.

Le deuxième atelier était animé par Julian Sher, un journaliste d’enquête au quotidien le Toronto Star et auteur de nombreux livres. Julian a abordé le sujet  : “Comment organiser des enquêtes complexes”. Son analyse était concentrée sur une enquête qu’il a coordonnée et qui portait sur l’infiltartion d’une famille de criminels en Ontario. Il a travaillé avec une équipe de journalistes internationaux, sur une durée de trois ans. Il a montré comment il avait procédé pour faire en sorte que de nombreux niveaux de renseignements complexes soient accessibles à tout ceux qui travaillaient dans divers pays et zones horaires .

D’autres ateliers ont abordé le réasautage social, le travail à la pige et comment structurer un texte magazine, ainsi que la présentation de photos sélectionnées comme finalistes dans le cadre de l’exposition Photos de presse du Québec 2012.

Les panels de discussion

Le deuxième jour du cogrès consistait en panels de discussion. Au programme, de nombreux sujets notamment le concept de   “Mur payant” pour les nouvelles en ligne, la couverture du conflit étudiant au Québec, le recours aux sources confidentielles, et la relation entre la police et les journalistes. J’ai pris part à deux discussions :  ” Comment Radio-Canada maintiendra-t-elle sa partinence ? ” et ” Les  Angryphones sont-ils de retour au Québec ? ”

Le premier panel comptait  Michel Cormier de Radio-Canada, aujourd’hui directeur général de l’information à Radio-Canada; Michel Arpin, ancien vice-président du CRTC, et Nathalie Collard, journaliste à  La Presse. M. Arpin a affirmé que pour l’avenir, le succès de Radio-Canada réside dans l’adaptation de ses services afin de mieux joindre et servir le public, la collaboration avec le réseau anglais de CBC, et qu’il faudra trouver d’autres sources de revenu. M.Cormier a indiqué que le plus grand défi est de s’adapter au monde multiplateforme des nouvelles et à la manière dont l‘information sera disséminée. Il a parlé de la nécessité de proposer des nouvelles au-delà des manchettes, d’offir plus d’analyses approfondies car à son avis les nouvelles en ligne pourraient très bien jouer ce rôle élargi.

Le second groupe était animé par Philippe Marcoux, journaliste à Radio-Canada. Au nombre des participants : Martin Partiquin, chef du bureau de Montréal de la revue  Maclean’s, Yves Boisvert, chroniqueur à La Presse, et David Johnston, Communities Editor au journal anglais du Québec, The Gazette. Selon M.  Johnston, le terme “Angryphone” (Anglophones en colère) a été créé par le journaliste Don Macpherson en décembre 1980, lors du référendum du Québec.  M. Boisvert a souligné qu’une distance est entretenue en raison de la manière dont les enjeux au Quebec sont traités dans la presse anglaise. Par exemple, il se passe beaucoup plus de choses que le scandale de la corruption, mais c’est ce qui fait principalement l’objet de reportages. M. Patriquin a soutenu quant à lui que les Anglophones qui restent au Québec ne sont pas des Angryphones  – que lui-même est un exemple d’un anglophone venu d’un autre pays, qui a adopté le Quebec et est devoué a son travail dans la province. Tout le monde était d’accord que la solution réside dans une plus grande liberté d’expression, plutot que dans la restriction.

Le congrès fut une expérience enrichissante pour moi, et j’èspere que la Guilde pensera à envoyer quelqu’un l’an prochain.

Catherine Basaraba, est membre de la Guilde, et Designer principale, Design Graphique, à CBC Toronto

 

 

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