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Fiers travailleurs médias Autochtones, membres de la Guilde – Brittany Hobson et Jason Shymanski
GCM  •   20 juin 2020

Chaque année, nous célébrons la Journée nationale des peuples autochtones avec les nombreux membres des syndicats qui proviennent de communautés autochtones d’un peu partout au pays.

Cette Journée est particulièrement significative cette année à la lumière des manifestations massives dans les collectivités, grandes et petites, organisées pour dénoncer le racisme anti-Noir et le racisme contre les Autochtones.  C’est un moment important marqué notamment par des histoires courageuses de travailleurs des médias qui partagent leurs expériences personnelles du racisme systémique au travail et dans la vie.

Nous voulons faire partie de la solution et favoriser une meilleure compréhension. Au cours des quelques prochaines publications, vous aurez l’occasion de faire la connaissance de certains de nos collègues Autochtones.

Carmel Smyth
Présidente nationale, Guilde canadienne des médias

 

 

 

 

 

Brittany Hobson
Reporter/Correspondante à APTN
Winnipeg

 

 

 

 

Qui je suis et ce que je fais, en quelques mots

Je suis née à Winnipeg et j’ai été élevée ici, par une mère monoparentale. J’appartiens à la Première Nation de Long Plain, une Première nation Ojibway du sud-ouest du Manitoba. Je m’identifie comme Ojibway ou Anishinaabe. Je m’identifie aussi comme métisse car je suis en partie écossaise.

Ici, à Winnipeg, j’ai fait un reportage sur un garçon d’une famille des Premières Nations qui, à l’époque, à l’âge de 10 ans, était la plus jeune drag-queen de Winnipeg. Sa mère l’a soutenu et a fait aussi du drag. C’est une famille bien connue dans notre communauté qui fait de grandes choses pour combattre les stéréotypes.

Pour celles et ceux qui aspirent à travailler dans les médias 

Il est important qu’il y ait plus de travailleurs Autochtones dans les médias, mais aussi plus de journalistes Noirs, Philippins ou Sikhs, ainsi que des gestionnaires. Sinon, les histoires ne seront pas aussi complètes et riches qu’elles devraient l’être.

Nous avons une responsabilité envers nos communautés – il est absurde de voir quelqu’un faire un reportage sur les questions des Premières Nations qui n’a jamais été dans aucune communauté des Premières Nations.

Vivre avec la pandémie

Depuis que la pandémie a frappé, tout a été fait à l’aide des technologies, et j’ai découvert que cela me manque d’aller sur le terrain dans les communautés et de voir les gens face à face. On perd quelque chose quand les choses se font par téléphone ou par des conversations vidéo.

 

 

 

 

Jason Shymanski
Technologue de radiodiffusion
à APTN
Winnipeg


 

 

 

 

Qui je suis et ce que je fais, en quelques mots

J’ai grandi à Saint-Adolphe, au sud de Winnipeg. Je travaille pour APTN depuis 1991, et j’en suis à ma 21e année en tant que technologue radiodiffusion.

Enfant, je trouvais la télévision intéressante et cool, et mon père a travaillé longtemps comme technicien de radiodiffusion, ce qui m’a permis de visiter des stations.

Il peut être difficile de lutter contre certains stéréotypes selon lesquels les populations Autochtones ne pourraient pas acquérir les mêmes compétences que les travailleurs employés dans ce qui l’on considéré être des médias plus traditionnels.

Parmi les plus grands obstacles auxquels j’ai fait face, il y a le fait de ne pas avoir les mêmes ressources que les grandes organisations médiatiques, mais cela nous a obligés à faire preuve d’une très grande créativité dans notre façon de faire les choses.

Pour celles et ceux qui aspirent à travailler dans les médias 

Sur le plan technique, nos emplois et nos carrières ont changé radicalement par rapport à ce qu’ils étaient pour les générations précédentes. Ils sont de plus en plus basés sur les technologies de l’information, les compétences requises ont évolué, et nous vivons actuellement un moment où nous avons un pied dans l’ancien bassin de radiodiffusion et un autre dans le bassin des technologies numériques.

Vivre avec la pandémie

En tant que personne dont le travail spécifique est considéré comme essentiel, je continue à venir sur mon lieu de travail qui a été rendu sûr et salubre. Je commence à apprécier le fait que les choses semblent plus décontractées au travail, et bien que nous ne puissions pas voyager, il y a beaucoup de maintenance quotidienne et d’autres travaux que nous avons enfin une chance de rattraper.

Sur le plan récréatif, je fais normalement du curling et du golf, mais évidemment, ces temps-ci, on ne pratique plus le sport comme on le faisait avant.

 

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