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La Sunshine List de l’Ontario révèle des pratiques d’entreprise injustes
GCM  •   23 mars 2021

Le syndicat des travailleurs des deux réseaux de télévision financés par la province de l’Ontario est choqué par les augmentations de salaire accordées aux gestionnaires de TFO et de TVO.

Selon la Guilde canadienne des médias, ces importantes augmentations surviennent à un moment où la plupart des employés ont été limités à une augmentation maximale de 1 % en raison de la loi 124 votée par le gouvernement provincial qui plafonne les augmentations salariales des travailleurs du secteur public pendant trois ans.

Cependant, la Sunshine List pour 2020, qui divulgue les traitements de certains employés du secteur public, montre que les mesures de contrôle des coûts ne s’appliquent pas à ceux qui touchent les salaires les plus élevés.

Ainsi, chez Groupe Média TFO, les cadres ont reçu une augmentation moyenne de 4,77 %. Les deux augmentations les plus élevées chez le diffuseur public provincial s’établissent à 11 % et à 13 %

Il en va de même pour TVO, le diffuseur public de langue anglaise dont la plupart des cadres ont bénéficié d’une augmentation d’au moins 5 %. Certains ont reçu des augmentations se situant autour de 10 %, et les plus fortes augmentations ont été accordées aux membres de la haute direction qui ont gagné près de 20 % et 15 % de plus qu’en 2019. La plupart de ces hausses s’appliquaient aux salaires au-dessus de 100 000 dollars.

Or, le conseil d’administration de TVO a demandé à ces gestionnaires de refuser aux membres du syndicat toute augmentation salariale supérieure à 1%, même pas une hausse pour aider à suivre le rythme de l’inflation.

« Le degré d’hypocrisie est stupéfiant, indique Carmel Smyth, présidente de la Guilde canadienne des médias, une section locale de SCA Canada. Alors que les diffuseurs publics de l’Ontario n’ont cessé de prêcher l’austérité pour la plupart des travailleurs, et que la province a adopté une loi controversée interdisant aux employés du service public de recevoir une augmentation de plus de 1 %, nous apprenons que ces règles ne s’appliquent pas pour ceux qui sont dans les postes de direction. »

Mme Smyth souligne que cette injustice financière est particulièrement décevante étant donné les suppressions d’emplois et d’émissions imposées à TFO il y a à peine quelques années, et les dépenses d’un million de dollars effectuées par le diffuseur public provincial pour l’image de marque et le marketing en janvier dernier.

Elle ajoute que les inégalités démasquées par les augmentations accordées au seuls gestionnaires sont d’autant plus troublantes que les travailleurs de TVO n’ont pas eu d’augmentation égale ou supérieure à l’inflation depuis près de dix ans. « Cela signifie que si certains gestionnaires obtiennent des augmentations de plus de 10 %, le salaire réel des travailleurs, lui, a baissé par rapport à son niveau de  2012. »

« On a dit aux gens qu’il n’y avait pas d’argent et qu’ils devaient se serrer la ceinture, mais on a trouvé des fonds pour accorder d’importantes augmentations aux cadres les mieux payés. Il y a là une injustice flagrante, et manifestement des normes à part pour ceux qui prennent les décisions financières », constate Mme Smyth.

 La Guilde canadienne des médias réclame l’équité salariale chez TFO et TVO.  La Guilde fait partie d’une coalition de syndicats qui contestent la  loi 124 de l’Ontario; la loi interdit aux travailleurs de recevoir plus de 1 % en augmentation salariale par an.

 

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