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Aider à lutter contre les crimes haineux liés à la COVID-19 en célébrant les Canadiens d’origine asiatique
GCM  •   5 mai 2021

Eva Zhu

En 2002, le gouvernement fédéral a signé une déclaration désignant le mois de mai « Mois du patrimoine asiatique », et ce dans le but de donner aux citoyens l’occasion de reconnaître et de célébrer les Canadiens d’origine asiatique et leurs contributions qui font du Canada un meilleur pays.

La dernière année s’est toutefois avérée particulièrement difficile pour la population asiatique du Canada. La pandémie de la COVID-19 a non seulement attiré l’attention sur les Asiatiques de manière négative, mais le nombre de crimes haineux commis contre eux a augmenté de manière exponentielle.

Depuis le début de la pandémie, les gens se sont servis de l’origine du virus pour justifier et excuser les sentiments et les actions racistes anti-asiatiques, notamment en les accusant d’avoir fait venir le virus à l’origine de la COVID-19 de Chine. Dès les premières incidences en mars 2020, il était impossible pour une personne asiatique de tousser ou de porter un masque sans s’attirer des regards étranges.


Diana Chu, diplômée de l’Université McMaster, explique qu’elle pouvait sentir que les gens l’évitaient lorsqu’ils remarquaient qu’elle portait un masque au début de la pandémie.

« Quand je sortais avec un masque sur le visage, comme dans l’autobus ou à l’épicerie, les gens tâchaient de garder la distance certainement au-delà de ce qui était nécessaire », se remémore Mme Chu.

Au milieu de 2020, les incidents haineux et violents anti-Asiatiques ont connu une hausse inquiétante. L’hebdomadaire de Vancouver The Georgia Straight a rapporté que deux hommes avaient agressé verbalement (en anglais) deux femmes asiatiques puis tenté de les renverser avec une voiture. Une semaine plus tard, les médias rapportaient qu’un homme avait fracassé la vitre d’une voiture dans laquelle se trouvaient deux femmes asiatiques.

Monika Sidhu, qui est une Canadienne d’origine indienne, dit que le nombre croissant de ce type d’incidents est perturbant pour elle : « Et comment pourrais-je me sentir autrement ? Je pense qu’en vivant dans les pays occidentaux, nous vivons et travaillons dans des sociétés qui permettent à la suprématie blanche – et les idéologies au diapason avec la suprématie blanche – de proliférer, et cette montée de la violence et de la haine est une chose à laquelle nous devons prêter attention et contre laquelle nous devons continuer de lutter. »

On a également assisté à une vague de violence anti-asiatique qui a balayé les États-Unis, dont des attaques dangereusement effrontées.

Le 16 mars dernier, huit personnes, dont six femmes asiatiques, ont été tuées lors d’une fusillade perpétrée dans trois spas et salons de massage à Atlanta, en Géorgie (États-Unis). Bien que l’auteur ait attribué ses actes odieux à une « dépendance au sexe », il n’en reste pas moins que les trois commerces qu’il a ciblés appartenaient tous à des Asiatiques.

Dans des villes comme San Francisco et New York, des personnes âgées d’origine asiatique ont été les victimes de crachats, ont été poussées au sol et brutalement rouées de coups, le tout sous le regard des passants.

Celina Wright, une Canadienne d’origine chinoise biraciale, affirme que ces agressions racistes lui ont fait craindre pour le bien-être des membres de sa famille.

« Les événements récents me terrifient. Ils me terrifient pour mes grands-parents, ma mère, mes cousins, ma sœur et moi-même. Je suis terrifiée à l’idée que nous pourrions être attaqués n’importe où, pour aucune autre raison que notre physionomie. C’est triste et dégoûtant que les gens pensent qu’il est acceptable de faire du mal à d’autres personnes, surtout à des personnes dont ils ne connaissent rien, sauf leur origine ethnique. »

À l’occasion du Mois du patrimoine asiatique, en particulier en cette année tumultueuse pour les Asiatiques, Mme Sidhu souligne l’importance d’apprendre à être un bon allié.

« Je pense qu’il y a beaucoup de façons de se tenir informé au sujet de la communauté AAPI (les Asiatiques, les Américains d’origine asiatique et les insulaires du Pacifique). D’abord et avant tout, apprenez l’histoire des collectivités AAPI dans le monde occidental et ce qu’elles ont connu et les discriminations dont elles ont fait l’objet depuis qu’elles ont pu venir ici pour la première fois. De nombreuses publications réputées et respectées ont abordé ces sujets. Il s’agit de faire preuve d’ouverture et d’être prêt à comprendre; il existe une quantité considérable de contenu et vous pouvez découvrir les récits personnels des gens. »

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la façon d’appuyer les communautés des Canadiens d’origine asiatique et des îles du Pacifique, vous pouvez consulter des ressources telles que les sites suivants : www.stopthespread.ca (en anglais), stopaapihate.org (en anglais) et www.covidracism.ca.

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