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Ce que les professionnels des médias doivent savoir sur la couverture du Mois de la Fierté
GCM  •   1 juin 2021

Anne-Liza Badaloo
P
our SCA Canada

Couvrir le Mois de la Fierté ne signifie plus assister à de grands événements en personne. Les organismes de la fierté font preuve de créativité, offrant une programmation hybride et des expériences numériques interactives. Mais ces mêmes changements qui rendent les célébrations de la Fierté plus accessibles et attrayantes pour les participants peuvent rendre la couverture pour les professionnels des médias plus difficile. Comment pouvons-nous ajuster nos stratégies de couverture du Mois de la Fierté pour nous assurer que nous recueillons tous les éléments?

J’ai échangé – virtuellement – avec la directrice générale de la Vancouver Pride Society (VPS), Andrea Arnot, afin d’obtenir ses conseils sur la façon dont les professionnels des médias peuvent couvrir au mieux les évènements du Mois de la Fierté cette année.

Ce que les organismes de la Fierté ont appris en 2020

« Nous avons dû passer du rôle de producteurs d’évènements en direct à celui de producteurs d’évènements et de contenu numériques », remarque Andrea. L’an dernier, les organismes ont dû pivoter rapidement pour passer d’une organisation d’évènements en personne entièrement programmés à leurs versions numériques. Mais cette année ils ont eu le temps d’organiser des célébrations explicitement conçues pour des espaces hybrides ou totalement virtuels.

Le VPS apporte des changements importants aux célébrations de la Fierté de cette année en se basant sur les retours des participants à l’évènement 2020. « Le format numérique a rendu l’événement plus accessible à ceux qui ne pouvaient pas y assister auparavant », ajoute Andrea. « Les participants souhaitaient également plus d’interaction et d’opportunités de partage. Cette année, nous avons amplifié l’interactivité pour les évènements numériques et en personne. »

Qu’est-ce que cela signifie pour la couverture médiatique ? Voici deux conseils clés pour les professionnels des médias à garder à l’esprit.

Réservez à l’avance pour couvrir les évènements en personne

Tout n’est pas devenu virtuel à 100% – de nombreux organisateurs de la Fierté ont prévu des évènements de petite taille et en personne à travers le Canada. Cependant, ces évènements peuvent nécessiter une pré-inscription pour un créneau horaire limité. Restez informé de l’évolution rapide des restrictions quant aux rassemblements dans la région que vous couvrez. Assurez-vous à l’avance d’être en mesure d’assister à et de couvrir les évènements de la Fierté en toute sécurité.

Attendez-vous à plus de couverture communautaire

De nombreuses organismes de la Fierté ont prévu de diffuser des vidéos et des images envoyées par leurs communautés, et de diffuser en direct des reportages et des entrevues de leurs propres journalistes itinérants.

Ce style de reportage communautaire veut dire que vous aurez besoin de vérifier les flux sociaux et les plateformes de diffusion des organismes de la Fierté afin de vous tenir au courant. Attendez-vous à partager plus de couverture d’évènements par des membres de la communauté, et par les équipes de reportage interne des organismes de la Fierté. N’oubliez pas d’accéder aux enregistrements d’évènements et d’entrevues.

Pourquoi tous les évènements de la Fierté n’ont-ils pas tous lieu en juin?

Juin est considéré comme le Mois de la Fierté dans le monde entier, afin de commémorer les répercussions des émeutes de Stonewall.

Pourquoi les évènements n’ont-ils pas tous lieu pendant le Mois de la Fierté? Les réponses ont à voir avec la communauté.

« Si tout se passait en juin, nous ne pourrions assister qu’à un seul évènement! Les Canadiens peuvent assister aux festivités de la Fierté de mai à la fin septembre à travers le pays », observe Andrea. « Certaines personnes planifient même leurs voyages autour de ces festivités, et visitent intentionnellement d’autres communautés. Chaque communauté possède sa propre histoire, et il n’y a pas deux célébrations de la Fierté identiques. » Les professionnels des médias devraient envisager de couvrir plusieurs évènements de la Fierté à travers le pays afin de refléter toute la diversité des célébrations.

Des célébrations uniquement en juin empêcheraient également les grands organismes de la Fierté de se développer dans des communautés plus petites. VPS a fourni du mentorat et des fonds à des organismes tels que Fraser Valley Pride, créé en 2013, ainsi qu’à la nouvelle Delta Pride Society. Andrea encourage fortement les médias à couvrir ces petits évènements, notant que « les festivals de la Fierté des petites villes sont des expériences avec des énergies tellement différentes. »

Pandémie ou non, les expériences numériques de la Fierté sont là pour rester. Cette année, je vous mets au défi d’essayer quelque chose de nouveau. Couvrez un évènement virtuel de la Fierté que nous n’avez jamais couvert auparavant. Prenez part en toute sécurité à un évènement dans une petite ville où vous n’êtes jamais allé. Qui sait ? Vous pourriez juste trouver un nouvel angle d’approche ou acquérir une nouvelle perspective. Et n’est-ce pas cela qu’une excellente couverture médiatique ?

(Anna-Liza Badaloo est membre de la Canadian Freelance Guild. Elle est rédactrice, traductrice des connaissances et perturbatrice de l’éducation, explorant les liens entre l’équité dans la santé, la santé intégrative et la santé planétaire).

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